Valorisation sous forme d’énergie
Présentation de l’unité de valorisation énergétique
L’usine d’incinération du SITOM de la Vallée du Mont-Blanc située à Passy est conçue pour la valorisation énergétique de nos déchets. C’est une usine classée «unité de valorisation» grâce à sa perfomance énergétique supérieure à 65%. La combustion des déchets permet la production d’électricité (voir la partie – Fonctionnement de l’Unité de Valorisation Energétique).
Exploitation de l’unité de valorisation énergétique
Depuis mars 2012, le SITOM a délégué la gestion du site à SET Mont-Blanc (groupe SUEZ) via un contrat de Délégation de Service Public (DSP) qui s’achève en mars 2030.
C’est une usine classée « unité de valorisation » grâce à sa performance énergétique supérieure à 65 % ; la combustion des déchets permettant la production d’électricité.
La chaleur issue de l’incinération des déchets est utilisée pour chauffer un circuit fermé d’eau. L’eau est ainsi transformée en vapeur pour faire tourner une turbine qui produit de l’électricité grâce à un turbo-alternateur. L’UVE fonctionne en autonomie électrique et le surplus d’électricité produit est réinjecté sur le réseau national. pour veiller au bon fonctionnement du site et assurer une qualité optimale de traitement de nos ordures ménagères.
tonnes de déchets incinérés en 2025
%
des déchets proviennent de Haute Savoie
Le tonnage annuel qu’est autorisée à traiter l’usine d’incinération est de 60 000 tonnes de déchets ménagers (OM) et assimilés (Déchets des Activités Economiques D.A.E..) et boues de stations d’épuration. En 2025, 59 198 tonnes ont été incinérées.
Apports via le SITOM : OM des collectivités adhérentes, boues et autres résidus des stations d’épuration présentes sur le territoire du SITOM (STEP des HOUCHES, de PASSY, de SALLANCHES, de MEGEVE et du SIEPAM), déchets incinérables collectés dans les déchèteries et les encombrants après broyage, déchets apportés dans le cadre des conventions « interdépannage » signées avec les autres Syndicats de traitement de Haute-Savoie (SIDEFAGE, SILA, SIVOM de la Région de Cluses et STOC Thonon). L’usine incinère également des déchets d’activités économiques (D.A.E) des artisans et entreprises apportés par les opérateurs locaux, via le Délégataire, SET Mont-Blanc.
En 2025, 59 198 tonnes de déchets ont été réceptionnés. Ils proviennent à 95.4% du territoire du SITOM et 100% proviennent de la région AuRA.
- Territoire du SITOM 70.3%
- Reste du territoire PPA (Plan de Protection de l’Atmosphère) 4.7%
- Autre communes de Haute-Savoie 20.4%
- Autres départements de la Région AuRA (01) 4.6%
Fonctionnement de l’unité de valorisation énergétique
La réception des déchets
A l’entrée, les différents déchets sont mis en fosse de stockage, après le pesage. Deux ponts roulants ont été installés afin d’assurer une homogénéisation des déchets à introduire dans le four.
Les boues de station d’épuration sont déversées dans une tremie puis reprises et stockées dans un silo étanche de 250 m3 avant d’être incinérées dans le four.
L’incinération
Après introduction dans la trémie d’alimentation, les déchets brûlent sur un plan légèrement incliné, constitué de trois grilles. L’énergie produite est récupérée par une chaudière sous forme de vapeur surchauffée à 350°C et 40 bars. La vapeur est valoriée sous forme électrique grâce à un turboalternateur. La vente de l’électricité ainsi produite permet une économie importante sur les coûts de l’exploitation de l’usine.
Le traitement des fumées
Les fumées sont traitées avant d’être rejetées à l’atmosphère. Le traitement consiste à injecter de l’urée, de la chaux sèche, du coke de lignite et un dépoussiérage sur filtre à manches. Elles font l’objet d’une auto-surveillance en continue conformément à la réglementation.
Les résidus de l’incinération
Cette activité produit :
• des mâchefers (résidus de combustion solide) pour environ 19 % du poids incinéré. Les métaux ferreux et non ferreux sont préalablement extraits et recyclés. Après un processus de maturation et des analyses
réglementaires, les mâchefers sont valorisés en remblais routiers, en substitution de matériaux extraits en carrière par exemple ;
• des REFIOM (Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères) issus des fumées filtrées avant toute émission dans l’air, pour environ 4% du poids incinéré. Ces REFIOM concentrent les émissions dangereuses et sont traités (enfouis) dans un centre spécialisé (à Drambon, 21) ;
• de l’électricité, correspondant à la consommation totale de 6 540 foyers (toutes consommations confondues) ou 11 ha de panneaux solaires, soit 28 277 MWh en 2025.
REFIOM évacués (en tonne)
Métaux ferreux et non ferreux (en tonne)
Mâchefers produits (en tonne)
MWh d'électricité annuelle
Surveillances environnementales
Rejets liquides
Depuis 2010, aucun rejet liquide n’a été réalisé à la STEP de Passy, exceptées les eaux usées sanitaires. Seules les eaux pluviales des toitures sont rejetées dans le milieu naturel après le passage dans un déshuileur/débourbeur. Les eaux collectées sur les différentes plateformes ou sur les voiries sont intégralement réinjectées dans le process.
Vapeur d’eau
La condensation de la vapeur d’eau contenue dans les fumées lors de sa dispersion dans l’air ambiant peut former un panache blanc en sortie de cheminée selon les conditions d’humidité et de température de l’air.
Émissions dans l’air
L’UVE de Passy est soumise à des exigences strictes en matière d’émissions dans l’air. Initialement, celles-ci étaient définies par un arrêté préfectoral propre à l’installation (qui datait de 2017), fixant des valeurs limites pour les principaux polluants.
Le cadre réglementaire a évolué en décembre 2023 avec l’introduction des documents européens BREF (Best available techniques référence document). Ils harmonisent les niveaux d’émissions au sein de l’Union européenne sur la base des MTD (meilleures techniques disponibles) applicables aux installations d’incinération (arrêté ministériel du 12/01/2021).
Toutefois, cette évolution n’a pas entraîné de changement majeur pour le site de Passy : les limites fixées par l’arrêté préfectoral étaient déjà globalement alignées avec les exigences définies par le BREF (seuil abaissé uniquement pour le HCl, SO2 et NH3). De nouvelles exigences sont cependant apparues comme la mesure en continu du mercure.
En ce sens, le passage à ce cadre européen relève principalement d’une harmonisation des pratiques plutôt que d’un renforcement significatif des normes pour l’installation.
La totalité des fumées issues de la combustion est traitée afin de garantir le respect des normes environnementales.
Les modalités de surveillance et de contôle
L’arrêté préfectoral d’exploitation de l’UVE limite les rejets de polluants dans les fumées et impose la surveillance suivante :
1- Analyses en continu au niveau de la cheminée et production de rapports mensuels d’autosurveillance par l’exploitant, adressés à l’inspection des installations classées.
En cas de panne d’analyseurs ou de plusieurs dépassements successifs, l’UVE est arrêtée.
Les analyses journalières peuvent être suivies sur le site du SITOM https://www.sitomvalleesmontblanc.fr/valorisation-energetique/
2- Analyses ponctuelles 2 fois par an par un laboratoire extérieur agréé, dont une inopinée mandatée par la DREAL.
3- Programme annuel de surveillance environnementale afin d’évaluer l’impact des retombées atmosphériques à proximité de l’installation. Des prélèvements sont réalisés sur les sols (tous les 3 ans), les végétaux, le lait, les lichens et dans les retombées atmosphériques aux abords de l’usine, sur des sites de référence témoin (éloignés de tout impact) et sur des secteurs qui peuvent être potentiellement soumis à l’impact de l’UVE. Ces points ont été déterminés à la suite d’une étude de dispersion, révisée en 2021.
Les concentrations de dioxines-furannes, de PCB-DL et de 13 métaux lourds (AS, Cd, Co, Cr, Cu, Hg, Mn, Ni, Pb, Sb, Tl, V, Zn) sont recherchées dans chaque prélèvement.
Par ailleurs, depuis 2015, le SITOM a intégré le programme d’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes de surveillance des dioxines et des métaux lourds dans l’air et les retombées atmosphériques. Les prélèvements sont réalisés sur les mêmes sites et la période et les durées d’exposition sont synchronisées avec les prestataires de l’exploitant.
La DREAL a en charge le suivi et le contrôle des ICPE et est chargée à ce titre de :
– Examiner les résultats de l’ensemble de surveillance, à la cheminée et dans l’environnement, transmises par l’exploitant
– Réaliser un contrôle approfondi par an sur site au cours duquel elle examine plusieurs prescriptions relatives à l’exploitation de l’installation
– Diligenter et organiser des contrôles inopinés par un organisme agréé, suivant des méthodes normalisées.
Par ailleurs, depuis 2015, le SITOM de Passy a rejoint le programme régional de surveillance Atmo Auvergne-Rhône-Alpes des dioxines et des métaux lourds.
La Commission de suivi de site (CSS) permet de partager les informations, d’échanger en toute transparence sur le fonctionnement du site de l’UVE et son impact sur l’environnement. Elle a été créée par arrêté préfectoral, le site étant une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).
La CSS est composée de 5 collèges :
- Les services de l’État, notamment le sous-préfet de Bonneville, le chef de l’Unité interdépartementale des deux Savoie de la DREAL, ainsi que le délégué territorial de l’Agence Régionale de Santé (ARS) – (ou leurs représentants) ;
- Les élus des collectivités territoriales et des EPCI concernés : les communes de Passy, Servoz et Les Houches, ainsi que le SITOM ;
- Les riverains et les associations de protection de l’environnement, représentés notamment par France Nature Environnement Haute-Savoie, l’Association pour la Qualité de la Vie au Pays du Mont-Blanc et l’Institut Écocitoyen du Pays du Mont-Blanc ;
- L’exploitant de l’installation, SET Mont-Blanc ;
- Les salariés de l’installation classée.
La CSS se réunit au minimum une fois par an. Ces réunions permettent de présenter un bilan annuel du fonctionnement de l’installation et de son impact sur l’environnement, ainsi que les résultats des différents suivis réalisés.
Les présentations sont assurées par :
- SET Mont-Blanc, pour les informations relatives à l’exploitation du site ;
- Les organismes chargés du suivi environnemental : Biomonitor, Aair Lichens et Atmo Auvergne-Rhône-Alpes ;
- La DREAL, pour les informations relevant du contrôle et du suivi réglementaire de l’installation.
Afin de garantir la transparence de l’information, les documents présentés et les comptes rendus de la CSS sont consultables sur le site de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes.
Site de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes – CSS UIOM de Passy
Analyses en continu
Les résultats des analyses continues sont consultables sur le site internet de l’exploitant
Des résultats de 12 à 20 fois inférieurs à la norme en vigueur
Des résultats de 161 fois inférieurs à la norme en vigueur
Des résultats de 10 à 12.5 fois inférieurs à la norme en vigueur
Résultats des analyses sur les fumées
En tant qu’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), l’usine de valorisation énergétique par incinération de Passy est soumise à une étroite surveillance par la DREAL.
Station météo de Passy







