Valorisation sous forme d’énergie

Présentation de l’unité de valorisation énergétique

Exploitation de l’unité de valorisation énergétique

Fonctionnement de l’unité de valorisation énergétique

Surveillances environnementales

Présentation de l’unité de valorisation énergétique

Un site multifilière au service de la Vallée de l'Arve, géré 24h/24
  • 28 collaborateurs
  • 1 unité de valorisation énergétique
  • 2 centres de transfert (Verre et Recyclables)
  • 1 déchèterie
Le site est certifié
  • ISO 14001 (Environnement)
  • ISO 50001 (Energie)
Une contribution à l'économie circulaire locale
  • 35 000 habitants par an éclairés avec une énergie bas carbone locale est compétitive
  • 10 camions en moins par jour sur les routes en broyant et valorisant les encombrants de déchèterie in situ
  • 99,7 % des déchets sont issus de la Haute-Savoie
10 ans d'analyses
  • 0,02 % du total des particules émises dans la vallée
  • 1,5 % du total des dioxines émises dans la vallée
  • 50 analyses réalisées par an sur les dioxines et les furanes, en sortie de cheminée et dans l’environnement

L’usine d’incinération du SITOM de la Vallée du Mont-Blanc située à Passy est conçue pour la valorisation énergétique de nos déchets. C’est une usine classée «unité de valorisation» grâce à sa perfomance énergétique supérieure à 65%. La combustion des déchets permet la production d’électricité (voir la partie – Fonctionnement de l’Unité de Valorisation Energétique).

Exploitation de l’unité de valorisation énergétique

Depuis 2012, c’est la SET Mont-Blanc filiale de SITA/SUEZ Environnement qui exploite l’usine dans le cadre d’une Délégation de Service Public (DSP) conformément à l’Arrêté Préfectoral. Le délégataire a la charge et la reponsabilité complètes de l’exploitation des installations. Il doit assurer et financer les travaux imposés dans la convention de DSP. En contrepartie, le SITOM paye une contribution forfaitaire et proportielle pour les tonnes de déchets apportées.

Les déchets traités sur le site de l’usine d’incinération de Passy sont :

  • Les ordures ménagères apportées par les collectivités adhérentes,
  • Les déchets incinérables collectés dans les déchèteries du SITOM et les encombrants après broyage,
  • Les boues et autres résidus des stations d’épuration présentes sur le territoire du SITOM,
  • Les déchets apportés dans le cadre des conventions «interdépannages» signées avec les autres syndicats de traitement de la Haute-Savoie (ex : SIDEFAGE, SILA, SIVOM de la région de Cluses et STOC Thonon),
  • Les Déchets d’Activités Economiques (DAE) non dangereux des entreprises et artisans.
    Elle ne traite pas de déchets dangereux (déchets radioactifs, déchets d’activités de soins à risque infectieux, solvants, déchets explosifs…).

Toute l’année 28 agents se relaient 24 h/24 pour veiller au bon fonctionnement du site et assurer une qualité optimale de traitement de nos ordures ménagères.

tonnes de déchets incinérés en 2019

%

des déchets proviennent de Haute Savoie

Le tonnage annuel qu’est autorisée à traiter l’usine d’incinération est de 60 000 tonnes de déchets ménagers (OM) et assimilés (Déchets des Activités Economiques D.A.E..) et boues de stations d’épuration. En 2019, 59 077 tonnes ont été incinérées.

Apports via le SITOM : OM des collectivités adhérentes, boues et autres résidus des stations d’épuration présentes sur le territoire du SITOM (STEP des HOUCHES, de PASSY, de SALLANCHES, de MEGEVE et du SIEPAM), déchets incinérables collectés dans les déchèteries et les encombrants après broyage, déchets apportés dans le cadre des conventions « interdépannage » signées avec les autres Syndicats de traitement de Haute-Savoie (SIDEFAGE, SILA, SIVOM de la Région de Cluses et STOC Thonon). L’usine incinère également des déchets d’activités économiques (D.A.E) des artisans et entreprises apportés par les opérateurs locaux, via le Délégataire, SET Mont-Blanc. En 2019, 59 077 tonnes de déchets ont été réceptionnés. Ils proviennent à 69.7% du territoire du SITOM et 76.8% proviennent du périmètre concerné par le PPA de la Vallée de l’Arve.

  • Territoire du SITOM 69.7% 69.7%
  • Reste du territoire PPA 7.1% 7.1%
  • Inter dépannage Haute Savoie 23.1% 23.1%
  • Autres départements de la Région AuRA (01 – 07 – 26 – 69) 0.1% 0.1%

Fonctionnement de l’unité de valorisation énergétique

La réception des déchets

A l’entrée, les différents déchets sont mis en fosse de stockage, après le pesage. Deux ponts roulants ont été installés afin d’assurer une homogénéisation des déchets à introduire dans le four.

Les boues de station d’épuration sont déversées dans une tremie puis reprises et stockées dans un silo étanche de 250 m3 avant d’être incinérées dans le four.

L’incinération

Après introduction dans la trémie d’alimentation, les déchets brûlent sur un plan légèrement incliné, constitué de trois grilles. L’énergie produite est récupérée par une chaudière sous forme de vapeur surchauffée à 350°C et 40 bars. La vapeur est valoriée sous forme électrique grâce à un turboalternateur. La vente de l’électricité ainsi produite permet une économie importante sur les coûts de l’exploitation de l’usine.

Le traitement des fumées

Les fumées sont traitées avant d’être rejetées à l’atmosphère. Le traitement consiste à injecter de l’urée, de la chaux sèche, du coke de lignite et un dépoussiérage sur filtre à manches. Elles font l’objet d’une auto-surveillance en continue conformément à la réglementation.

Les résidus de l’incinération

Les REFIOM (Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères) sont ensachés en big-bags pour être stockés en centre de stockage pour déchets dangereux.

Les mâchefers, dont la maturation est réalisée sur le site, sont valorisés en technique routière si leurs caractéristiques physico-chimiques sont conformes aux exigences réglementaires (circulaire ministérielle du 9 mai 1994 et 18 novembre 2011).

Les métaux non ferreux (Alu, cuivre, etc…) sont extraits des mâchefers par courant de Foucault pour être recyclés.

Les ferrailles sont valorisées en fonderie pour fabriquer des aciers de deuxième fonte.

Les eaux de process de l’usine ainsi que les eaux de ruissellement issues de l’aire de maturation des mâchefers sont traitées (remise à pH). Depuis juillet 2008, elles sont filtrées puis réutilisées dans le procédé d’incinération. Cela permet la réduction de la consommation d’eau et aucun rejet d’eaux process.

REFIOM évacués (en tonne)

Métaux ferreux et non ferreux (en tonne)

Mâchefers produits (en tonne)

Le savais-tu ?

La production d’éléctricité annuelle de l’UVE de Passy (31 031MWh) permet déviter l’équivalent de l’emission de plus de 1 500 tonnes de CO2 dans l’air de la Vallée de l’Arve.

Surveillances environnementales

En tant qu’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), l’usine de valorisation énergétique par incinération de Passy est soumise à une étroite surveillance sur ses impacts environnementaux par les services de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Amémagement et du Logement Auvergne-Rhône-Alpes (DREAL).

Dans le cadre de ses missions d’inspection des installations classées, la DREAL propose des dispositions visant à décliner au niveau de chaque installation la réglementation nationale applicable en ajoutant des prescriptions spécifiques afin de tenir compte des enjeux environnementaux locaux.

Concernant l’incinérateur de Passy, les dispositions réglementaires nationales (arrêté ministériel du 20 septembre 2002) ont été renforcées sur les points suivants, suite aux demandes formulées par Ségolène ROYAL, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, lors de son déplacement dans la vallée de l’Arve le 25 février 2017 :

  • la limite de concentration en poussières dans les rejets atmosphériques a été abaissée de 10 à 5 mg/m3  en moyenne journalière;
  • la limite de concentration en oxydes d’azote a été abaissée  sur proposition de l’exploitant de 200 à 80 mg/m3 en moyenne journalère;
  • la surveillance de l’environnement a été étendue aux polychlorobiphényles (PCB-DL) de type dioxines et elle concerne 5 milieux (sols, végétaux, lichens, retombées atmosphériques, lait) afin de disposer de données permettant des interprétations fiables par une lecture croisée des résultats ;
  • les arrêts de maintenance préventive dont la durée prévue est supérieure ou égale à 7 jours doivent être programmés en dehors de la période du 1er novembre au 31 mars afin de limiter les perturbations du procédé d’incinération pendant la période la plus propice aux pics de pollution.

Enfin, des améliorations du traitement des fumées sont en cours d’évaluation afin de diminuer à la fois la durée d’apparition du panache et les émissions de certains polluants déjà en dessous des valeurs limites imposées.

Les modalités de surveillance et de contôle

Auto-surveillance du site par l’exploitant

L’arrêté préfectoral d’exploitation de l’usine d’incinération impose des limites des rejets de polluants dans les fumées. Les polluants réglementés sont les poussières, le monoxyde de carbone, le carbone organique total, le chlorure d’hydrogène, l’ammoniac, le dioxyde de soufre, le monoxyde et le dioxyde d’azote, les dioxines et furanes, le mercure et ses composés, le cadmium et ses composés, le thallium et ses composés ainsi que la somme des métaux métalloïdes suivants : antimoine, arsenic, plomb, chrome, cobalt, cuivre, manganèse, nickel et vanadium.

Des analyses doivent être réalisées en continu, d’autres en semi-continu (dioxine et furannes) et donnent lieu à des rapports mensuels d’auto-surveillance, adressés à l’inspection des installations classées.

L’ensemble des paramètres réglementés sont analysés par deux laboratoires extérieurs agréés :

► Aair Lichens

BioMonitor

Enfin, l’exploitant réalise annuellement (exceptés les sols qui sont analysés tous les 3 ans), un programme de surveillance de l’impact sur l’environnement par la réalisation de prélèvement à proximité de l’usine et sur un site de référence “temoin” éloigné de l’usine.

Les prélèvements sont réalisés au niveau :

  • des sols
  • des végétaux
  • du lait
  • des lichens
  • des retombées atmosphériques

Les concentrations de dioxines-furanne, de PCB-DL et de 13 métaux lourds sont recherchées dans chaque prélèvement.

Par ailleurs, depuis 2015, le SITOM de Passy a rejoint le programme régional de surveillance Atmo Auvergne-Rhône-Alpes des dioxines et des métaux lourds.

Les contrôles effectués par les services de l’état

La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Auvergne-Rhône-Alpes (DREAL) a en charge le suivi et le contrôle des installations classées pour la protection de l’environnement et est chargée à ce titre de :

  • examiner les résultats de l’ensemble de surveillance, à la cheminée et dans l’environnement, transmis par l’exploitant,
  • réaliser un contrôle approfondi par an sur site au cours duquel elle examine les prescriptions relatives à l’exploitation de l’installation,
  • diligenter des contrôles inopinés par un organisme agréé, suivant des méthodes normalisées.

Analyses en continu

Les résultats des analyses continues sont consultables sur le site internet de l’exploitant

Des résultats de 12 à 20 fois inférieurs à la norme en vigueur 

Des résultats de 161 fois inférieurs à la norme en vigueur 

Des résultats de 10 à 12.5 fois inférieurs à la norme en vigueur 

Résultats des analyses sur les fumées

En tant qu’installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), l’usine de valorisation énergétique par incinération de Passy est soumise à une étroite surveillance par la DREAL.